Qu’est-ce qu’une relique ?

“C’EST QUOI DES RELIQUES ?”

Ce qui reste d’une personne honorée comme un saint (éléments corporels ou objets lui ayant appartenu.) Ce culte remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier et célébrer la messe. Ce sont des objets, qui pour les catholiques, conduisent au saint dont elles sont prélevéeS et le rendent présent.

“QUELLE PLACE POUR DES RELIQUES DANS LA FOI CATHOLIQUE ?”

Depuis l’origine du Christianisme, les reliques font partie de la foi catholique. Les premiers chrétiens prennent l’habitude de conserver les corps des martyrs.

La vénération d’une relique ne prend pas la place des dogmes principaux. Le vocabulaire est important, on ne dit pas “adorer” une relique, mais la vénérer.

Pour les catholiques, la relique d’un saint est une médiation qui nous conduit à Jésus.

Par exemple, on conserve chez soi, parfois, des objets ayant appartenu à quelqu’un qui nous est cher : des photos de personnes aimées, la médaille d’une grand mère… Cet objet ou cette image rendent la personne un peu plus présente pour nous.

La relique va remplir ce rôle, auprès de saints : des personnes dont les catholiques savent qu’ils participent à la vie de Dieu. Elle est alors un maillon de transmission permettant la communion des Saints.

(La communion des Saints est un dogme de l’Eglise catholique instituant la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. (source : https://eglise.catholique.fr/)

 

“POURQUOI LES RELIQUES D’UN SAINT LIBANAIS MARONITE DANS LE VIGNOBLE NANTAIS ?”

Un nombre très important de miracles ont été reconnus à Saint Charbel : plus de 29 000 aujourd’hui dans le monde. (Source : ordre libanais maronite)

De même, par des prières adressées à lui par de fervents croyants, trois grâces de guérison physique et spirituelles ont eu lieu à Vallet.
Il ne s’agit pas de “miracle” théoriquement parlant, car aucune enquête canonique n’a été réalisée. Il s’agit d’événements inexpliqués, surnaturels.
Après ces événements, le père Hervé Godin a fait le vœu avec les paroissiens touchés au coeur, d’installer dans l’église une statue du saint. C’est un évêque libanais qui l’invite à écrire au monastère d’Annaya, qui a accueilli Charbel Makhlouf pendant sa vie consacrée, en lui racontant les événements survenus. Appuyée par une lettre de l’évêque de Nantes, sa missive reçoit en réponse la proposition d’accueillir les reliques du Saint.

“OÙ PEUT-ON VOIR D’AUTRES RELIQUES DE ST CHARBEL ?”

II semble qu’aucune autre église de France n’accueille définitivement les reliques de St Charbel, même si des visites temporaires de reliques peuvent avoir lieu. C’est à Vallet uniquement que le Liban offre à la France les reliques d’un saint essentiel dans la foi maronite et que des fidèles catholiques romains ou maronites pourront se recueillir devant le saint.

En Europe même, seule la Pologne et la Belgique semblent accueillir des reliques de St Charbel.

“COMMENT EST-CE POSSIBLE DANS LE CONTEXTE ACTUEL ?”

Depuis les croisades, La France s’est historiquement toujours positionnée comme «protectrice» des chrétiens d’Orient.
Dans la même lignée, Saint Louis est dans la tradition catholique protecteur de la France, mais aussi protecteur des chrétiens d’orient.

Il y a encore aujourd’hui un lien politique autant qu’un lien spirituel entre nos deux pays. Saint Charbel a vécu dans l’amour de la France autant que son pays et ses miracles interviennent aujourd’hui encore dans notre pays.

La présence de reliques d’un saint de rite oriental va permettre aux paroissiens de St Vincent des vignes, ainsi que tous les visiteurs pèlerins, de prier pour les chrétiens d’orient, particulièrement ceux au coeur de conflits.