Le 20 juin 2021, à 15h en l’église Sainte-Thérèse de Nantes, Mgr Laurent Percerou ordonnera trois diacres en vue du sacerdoce : Pierre-Emmanuel Bouchaud et Benoît de Vasselot pour le diocèse de Nantes, et Bienvenu Sikuli pour le vicariat apostolique de l’archipel des Comores. À quelques semaines de cette célébration, ils partagent leurs témoignages et ce qui les a conduits ainsi à s’engager à la suite sur Christ.

Edito «Porter du fruit»

« Allez vous aussi à ma vigne » (Mt 20,4). C’est l’appel qui m’habite à quelques jours de recevoir l’ordination diaconale (20 juin). Sept ans de formation et maintenant me voici aux portes d’une « grande aventure ». Choix à contre-courant et un peu fou ? Certes. Il faut un brin de folie pour se lever au cœur des ténèbres et aller allumer les braseros de l’Esprit qui soutiennent la lutte de la vigne du Seigneur contre le gel de l’indifférence, de la facilité et de la dispersion. Le diacre est serviteur des sarments du Seigneur. Il ne veut pas qu’ils se dessèchent. Sa mission est particulièrement tournée vers les bourgeons les plus fragiles, les plus exposés aux intempéries. Tout en sachant bien qu’il doit lui-même demeurer solidement accroché au cep qui donne vie. Il s’en est passé des choses depuis ce camp scout, dans les années du collège, où notre aumônier m’a interpellé sur ma vocation. Le Seigneur est venu visiter sa jeune vigne. Il m’a fait la grâce de me planter sur un coteau bien ensoleillé et
protégé des tempêtes, pour éclore paisiblement. La foi familiale comme une évidence, j’ai pu grandir dans la vie de l’Esprit dans la paroisse saint Vincent des Vignes. Belle communauté, vivante et joyeuse (souvenir de l’époque mais vu que ce n’est jamais acquis j’espère que l’Esprit Saint trouve toujours des cœurs prompts à l’accueillir). C’est cette paroisse qui, d’une certaine manière, m’a enfanté à la vie ecclésiale. Avec le temps du séminaire est venue la période de la taille : purifier, choisir le sarment qui portera fruit et bien l’attacher au Seigneur. Tout cela en accueillant les grâces du Ciel. Beau programme !
Sept ans de formation pour mûrir. Désormais c’est l’heure de la vendange, prions pour que le vin se bonifie avec le temps !

Pierre-Emmanuel BOUCHAUD

 

Son témoignage

« Ma vocation est une histoire de rencontres. La rencontre de l’Église à travers la pratique de la foi en famille dans le vignoble nantais, à travers le scoutisme et le service de l’autel. Des rencontres avec des prêtres qui m’ont interpellé et auxquels je voulais ressembler : “ Il est heureux, je veux être heureux comme lui. ” Puis des rencontres avec des paroissiens, des visages qui rendent concret un désir de me donner pour le service des autres. Ma vocation a grandi à travers des amitiés nouées. J’ai pris conscience que nous sommes tous liés et que notre devoir est de prendre soin les uns des autres afin que nous découvrions tous où est notre vrai bonheur. Le Seigneur en attire un à Lui, suivons-le tous ! Toutes ces rencontres sont marquées par le même sceau : celui de la Présence de Dieu. Dieu m’a fait désirer ce qu’il voulait me donner. Il me l’a fait découvrir à travers chaque personne que je côtoie, signe de la Providence divine. Mon année de stage en Terre Sainte comme aide-soignant a été pour moi une belle expérience de la vie avec de Dieu, à travers les personnes handicapées qui m’étaient confiées, à travers mes collègues et les autres volontaires, à travers les populations locales et les paysages de cette Terre si spéciale. »